
Phénomène de mode ou sujet dans l'ère du temps, le Musée du Quai Branly et le British Museum semblent d'être donné le mot pour nous présenter chacun à sa façon une branche de l'histoire mésoaméricaine.
Notre musée parisien se concentre sur la Cité de Teotihuacan à travers l'histoire, depuis sa fondation jusqu'à sa destruction dans des circonstances inconnues, et présente pour illustrer ses propos un grand nombre de pièces magistrales provenant pour la plupart de musées mexicains.
Certains objets, récemment découverts, sont inédits. L'exposition s'articule autour d'une grande maquette de l'allée des Morts, et le plan de la cité figure au sol. A travers des pièces d'une grande finesse, tous les sujets sont abordés successivement : architecture, politique et société, religion et rituels, vie quotidienne, artisanats, et échanges avec les autres sociétés (voir un compte-rendu sur le blog des chroniques de Vala).
Au British Museum, le propos se concentre sur le règne de Moctezuma, depuis son accession au trône, jusqu'à sa mort dans des circonstances floues. Là aussi les objets sont de grande splendeur, et proviennent de grandes collections mexicaines pour la pupart, ainsi que de collections allemandes, voire françaises (quai Branly). Quelques objets provenant des fouilles très récentes de la pyramide du soleil sont également présentés de fin de parcours.
L'exposition s'ouvre sur une présentation du peuple Aztèque (les Mexica) et de sa capitale Tenochtitlan, après quoi est introduite la figure de Moctezuma en tant que chef de son peuple. On peut notamment voir des coffres en pierre, gravés de son glyphe, ayant contenu ses outils rituels et sacrificiels. La partie suivante concerne la religion et les dieux aztèques, et s'ouvre sur une pièce renfermant une oeuvre d'une grande splendeur, le Teocalli de la guerre sacrée, miniature de temple gravé de reliefs fourmillant de détails. Le Teocalli permet d'effectuer une transition vers le thème de la guerre et de la constitution de l'Empire aztèque, une importante composante du règne de Moctezuma. Mais confronté à l'arrivée de Cortès, cet empire s'effondre malgré tout, ce qui fait l'objet d'une sixième partie, centrée sur la conquête espagnole, les difficultés de compréhension entre les deux peuples, l'asservissement du peuple aztèque et la mort de Moctezuma. La conclusion de l'exposition se fait témoin de l'image de Moctezuma dans l'histoire, à la fois figure exotique dun grand leader dans l'imaginaire occidental, mais considéré comme un traître à son peuple par les populations mexicaines. Comme quoi tout est question de perspective...
Deux expositions fort réussies et enrichies d'objets jamais ou rarement vus en Europe, à voir absolument, jusqu'au 24 janvier 2010.
Certains objets, récemment découverts, sont inédits. L'exposition s'articule autour d'une grande maquette de l'allée des Morts, et le plan de la cité figure au sol. A travers des pièces d'une grande finesse, tous les sujets sont abordés successivement : architecture, politique et société, religion et rituels, vie quotidienne, artisanats, et échanges avec les autres sociétés (voir un compte-rendu sur le blog des chroniques de Vala).Au British Museum, le propos se concentre sur le règne de Moctezuma, depuis son accession au trône, jusqu'à sa mort dans des circonstances floues. Là aussi les objets sont de grande splendeur, et proviennent de grandes collections mexicaines pour la pupart, ainsi que de collections allemandes, voire françaises (quai Branly). Quelques objets provenant des fouilles très récentes de la pyramide du soleil sont également présentés de fin de parcours.
L'exposition s'ouvre sur une présentation du peuple Aztèque (les Mexica) et de sa capitale Tenochtitlan, après quoi est introduite la figure de Moctezuma en tant que chef de son peuple. On peut notamment voir des coffres en pierre, gravés de son glyphe, ayant contenu ses outils rituels et sacrificiels. La partie suivante concerne la religion et les dieux aztèques, et s'ouvre sur une pièce renfermant une oeuvre d'une grande splendeur, le Teocalli de la guerre sacrée, miniature de temple gravé de reliefs fourmillant de détails. Le Teocalli permet d'effectuer une transition vers le thème de la guerre et de la constitution de l'Empire aztèque, une importante composante du règne de Moctezuma. Mais confronté à l'arrivée de Cortès, cet empire s'effondre malgré tout, ce qui fait l'objet d'une sixième partie, centrée sur la conquête espagnole, les difficultés de compréhension entre les deux peuples, l'asservissement du peuple aztèque et la mort de Moctezuma. La conclusion de l'exposition se fait témoin de l'image de Moctezuma dans l'histoire, à la fois figure exotique dun grand leader dans l'imaginaire occidental, mais considéré comme un traître à son peuple par les populations mexicaines. Comme quoi tout est question de perspective...
Deux expositions fort réussies et enrichies d'objets jamais ou rarement vus en Europe, à voir absolument, jusqu'au 24 janvier 2010.