Au cours de sa tournée Coffee Tour, qui fait suite à l'album Caféine, Christophe Willem s'est arrêté une soirée au théâtre d'Enghien-les-Bains (95), pour y donner un concert plus intimiste, la salle étant destinée à accueillir environ 700 personnes. Quand on a su mettre le feu au Zénith deux soirs de suite en mai, créer de l'ambiance dans une petite salle de banlieue, dans une ville connue pour son public difficile relevait d'un tout autre challenge.
A l'arrivée au théâtre le ton est rapidement donné. Une équipe dynamique de fans vêtus de blanc distribue des ballons blancs, ovales et en forme de cœur, à "gonfler pendant l'entrac'te et à agiter sur Heartbox". Plus tard des serviettes en papier blanc sont également distribuées, destinées quant à elles à la chanson Double Jeu. Le tout crée d'ores et déjà une ambiance sympathique des plus plaisantes.
Quelques instants avant le début du concert, les même fans se font chauffeurs de salle et tout le public se retrouve à frapper des mains, le nom de Christophe sur les lèvres. Ce sont donc des fans chauffés à bloc que découvrent Christophe, ses musiciens et son chœur lorsque le rideau se lève. Et le show s'ouvre sur Berlin, d'abord tout en douceur, puis avec la rythmique que l'on connaît.
Avec une grande maîtrise Christophe Willem passe de moments intimes, avec toute une partie en acoustique, où il joue du piano et chante des morceaux qui sont passés "inaperçus" auprès des médias lors de la sortie de l'album (Safe Text) ou qui comptent plus particulièrement pour lui et chargés d'une émotion forte (Sunny) ; à la création d'un véritable dancefloor à l'échelle du théâtre, où chacun, jeunes et moins jeunes, se retrouve debout, à danser, s'agiter dans tous les sens, sauter, chanter en rythme avec son idole. Avec brio il reprend du Michael Jackson, du Madonna, du Rihanna, et nous ravit le coeur avec ses propres tubes, retravaillés, réarrangés. Christophe Willem sait également parler à son public, en lui racontant des anecdotes, en maniant l'humour, et sait également le faire participer à son art, ce public qui devient son choeur et qui se prête au jeu et aux échanges qu'il propose. Christophe ne se gêne pas non plus pour se faire sexy et pour déambuler dans la salle, jusque dans les rangs des spectateurs, y compris au balcon, au grand dam des services de sécurité qui le suivent dans l'ombre avec beaucoup de circonspection.
En résumé, un spectacle époustouflant d'un grand musicien et d'un grand chanteur, qui semble capable de tout chanter sans fausseté, avec un grand cœur et une grande sincérité, qui procure à son public tout un panel d'émotions, et sait rendre toute l'énergie et tout l'amour qu'il lui donne.
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