25/11/2010

Apprendre à dessiner avec Ed Emberley

Ed Emberley est un illustrateur américain de livres pour enfants. A partir de sa passion pour le dessin et l'univers de l'enfance (il est grand-père), il a écrit de nombreuses méthodes toutes simples pour dessiner des petits univers à sa façon bien particulière.

Il s'agit de petits dessins simples, combinaisons de formes que tout le monde est capable de dessiner, de l'enfant le plus jeune à l'adulte le moins doué en dessin : rectangles, carrés, demi-cercles, ronds, traits s'assemblent et forment objets, véhicules, bâtiments, animaux, personnages, portraits, monstres...

De façon claire, Ed Emberley détaille chaque dessin étape par étape, impossible de rater le dessin, et le résultat est bluffant pour celui qui, comme moi, est incapable de dessiner quoi que ce soit de potable. De quoi faire plaisir à ses enfants, neveux, nièces, et petits cousins quand ils vous demandent de leur dessiner une voiture, un camion de pompier, un squelette, une ville... Et de façon fort sympathique vous vous surprendrez peut-être bientôt à agrémenter vos cartes de vœux de ces petits dessins ! Tous ces livres ne sont pas traduits, mais cela n'a pas grande importance, car le texte est quasiment absent, tout est dans les illustrations.


Il a également écrit un livre consacré au dessin utilisant l'empreinte des doigts, et un autre consacré à l'empreinte du pouce (que l'ont peut trouver réunis en un seul volume en version anglaise). A l'aide du matériel adapté, on peut ainsi dessiner tout un univers à partir des empreintes des doigts, assortis de quelques coups de crayon...


En Papy moderne, il a également son site internet, sur lequel vous trouverez quelques informations complémentaires, ainsi que des planches d'activités à télécharger et à imprimer pour s'amuser avec vos petits marmots... http://www.edemberley.com

20/11/2010

Monet au Grand Palais




La grande rétrospective de Monet qui s'est ouverte au Grand Palais le 22 septembre dernier présente le peintre sous toutes ses facettes, depuis le début de sa carrière jusqu'aux Nymphéas, en passant par la naissance de l'impressionnisme et sont intérêt pour les séries. Les différentes périodes du peintre et les liens avec sa vie privée et ses rencontres marquantes successives sont ainsi évoqués selon un parcours chrono-thématique reprenant ses 60 années de carrière.



Les toiles choisies sont magnifiques et proviennent de toute l'Europe, ainsi que des États-Unis, c'est donc l'occasion d'en voir certaines inaccessibles pour l'amateur d'art qui n'a pas la chance de voyager. L'ensemble est très bien présenté, avec des textes clairs qui vont à l'essentiel. L'exposition prend place sur deux étages et est assez imposante, il faut compter environ deux bonnes heures de visite. Le problème principal concerne une fréquentation très élevée, notamment dans les premières salles, ainsi qu'une file d'attente en extérieur pour les visiteurs sans réservation ou sans Pass Sésame.


Jusqu'au 24 janvier 2011.

Horaires :
Tous les jours de 10h à 22h ; le mardi jusqu'à 14h ; le jeudi jusqu'à 20h.
Vacances scolaires (23/10 au 07/11 et 08/12 au 02/01), ouverture tous les jours de 9h à 23h (sauf les 24 et 31 décembre, fermeture à 18h) .
Fermeture le 25 décembre.

Tarifs :
Plein : 12€
Réduit : 8€

19/11/2010

De l'archéologie sur papier au Louvre



Petite exposition se tenant au sein des collections permanentes du Musée du Louvre, "Musées de papier - L'Antiquité en livres", se soumet au regard du visiteur curieux, au premier étage de l'aile Sully, jusqu'au 3 janvier 2011.


Dans une petite salle sont présentés des manuscrits datant des 17e et 18e siècles, qui témoignent de la naissance d'un intérêt pour les vestiges archéologiques. Sous forme de relevés d'architecture, d'aquarelles, de dessins de sculptures, ces témoins en matériau périssable sont, paradoxalement, parfois les seules traces de l'état de ces vestiges à l'époque de leur découverte ou de l'éveil de l'intérêt à leur encontre.


Cette petite exposition est très bien présentée, les textes sont courts et clairs. Mention spéciale à la petite reconstitution d'un cabinet d'antiquaire.

Prévoir de 30 à 45 minutes de visite.

Lieu :
Musée du Louvre
Aile Sully, 1er étage, salle de la Chapelle

Tarifs (collections permanentes) et horaires :
9,5 euros de 9h à 18h
6 euros de 18h à 22h les mercredis et vendredis
Fermé le mardi
Gratuit le 1er dimanche du mois
Gratuité : cliquez sur ce lien

16/11/2010

Les Celtes ont rendez-vous à Sarrebruck


Ce 20 novembre s'ouvre à Sarrebruck une exposition sur le rayonnement des Celtes à l'âge du Fer. Jusqu'au 21 août 2011, à l'usine sirérurgique du Völklingen (Weltkulturerbe Völklinger Hütte), sur 6000 m², vous pourrez ainsi admirer de magnifiques objets archéologiques provenant de la Sarre et de ses alentours.
L'exposition donne la part belle aux objets d'art : orfèvrerie, armes, trésors funéraires princiers, instruments de culte et de magie des druides... Cette exposition est très prometteuse et permet de mettre en avant une importante collection d'objets celtes, tout en présentant ce peuple de façon historique, en le dépouillant des nombreux mythes qui obscurcissent quelque peu son image.
Tous les jours de 10h à 18h jusqu'au 21 août 2011, et jusqu'à 19h du 18 avril au 22 mai 2011.
Tarif normal : 12€
Tarif réduit : 10€
Enfants : 3€
Famille (2 adultes + enfants ou adolescents en-dessous de 16 ans) : 25€

15/11/2010

Christophe Willem au Théâtre du Casino d'Enghien-les-Bains

Au cours de sa tournée Coffee Tour, qui fait suite à l'album Caféine, Christophe Willem s'est arrêté une soirée au théâtre d'Enghien-les-Bains (95), pour y donner un concert plus intimiste, la salle étant destinée à accueillir environ 700 personnes. Quand on a su mettre le feu au Zénith deux soirs de suite en mai, créer de l'ambiance dans une petite salle de banlieue, dans une ville connue pour son public difficile relevait d'un tout autre challenge.

A l'arrivée au théâtre le ton est rapidement donné. Une équipe dynamique de fans vêtus de blanc distribue des ballons blancs, ovales et en forme de cœur, à "gonfler pendant l'entrac'te et à agiter sur Heartbox". Plus tard des serviettes en papier blanc sont également distribuées, destinées quant à elles à la chanson Double Jeu. Le tout crée d'ores et déjà une ambiance sympathique des plus plaisantes.
Quelques instants avant le début du concert, les même fans se font chauffeurs de salle et tout le public se retrouve à frapper des mains, le nom de Christophe sur les lèvres. Ce sont donc des fans chauffés à bloc que découvrent Christophe, ses musiciens et son chœur lorsque le rideau se lève. Et le show s'ouvre sur Berlin, d'abord tout en douceur, puis avec la rythmique que l'on connaît.

Avec une grande maîtrise Christophe Willem passe de moments intimes, avec toute une partie en acoustique, où il joue du piano et chante des morceaux qui sont passés "inaperçus" auprès des médias lors de la sortie de l'album (Safe Text) ou qui comptent plus particulièrement pour lui et chargés d'une émotion forte (Sunny) ; à la création d'un véritable dancefloor à l'échelle du théâtre, où chacun, jeunes et moins jeunes, se retrouve debout, à danser, s'agiter dans tous les sens, sauter, chanter en rythme avec son idole. Avec brio il reprend du Michael Jackson, du Madonna, du Rihanna, et nous ravit le coeur avec ses propres tubes, retravaillés, réarrangés. Christophe Willem sait également parler à son public, en lui racontant des anecdotes, en maniant l'humour, et sait également le faire participer à son art, ce public qui devient son choeur et qui se prête au jeu et aux échanges qu'il propose. Christophe ne se gêne pas non plus pour se faire sexy et pour déambuler dans la salle, jusque dans les rangs des spectateurs, y compris au balcon, au grand dam des services de sécurité qui le suivent dans l'ombre avec beaucoup de circonspection.
En résumé, un spectacle époustouflant d'un grand musicien et d'un grand chanteur, qui semble capable de tout chanter sans fausseté, avec un grand cœur et une grande sincérité, qui procure à son public tout un panel d'émotions, et sait rendre toute l'énergie et tout l'amour qu'il lui donne.

11/11/2010

Science (et) fiction pour les jeunes et les moins jeunes


Jusqu'en juillet 2011, la Cité des Sciences et de l'Industrie nous invite à revisiter les sentiers de la science-fiction, des origines à nos jours, depuis ses sources d'inspiration, ancrées dans le réel et le contemporain, à son influence sur la science et les technologies au cours des cinq/six dernières décennies.


Après nous avoir éblouis avec des expositions "Blockbusters" comme Trésors du Titanic (2003) ou encore Star Wars l'expo (2005), la Cité des Sciences nous offre à nouveau le plaisir délicieux d'une exposition riche en objets sur un sujet phare de la société actuelle.


Le parcours de l'exposition, qui se répartit sur deux niveaux, se divise en douze thèmes explorant les divers univers de la SF, mélangeant habilement les grandes sagas cinématographiques et télévisées récentes ou plus anciennes, et parfois ancienne et nouvelle générations vôte à côte (Star Wars, la Planète des Singes, Dune, Alien, Star Trek, les chroniques de Riddick, Galactica, Robocop, Terminator), et les films "isolés" (l'âge de cristal, Planète interdite, Abyss) et les séries quelque peu "oubliées" (Babylon 5).


Chaque thème est évoqué à grand renfort de costumes/masques, maquettes (depuis les "petites" maquettes des vaisseaux de 2001 l'odyssée de l'espace et de 2010 odyssée deux, à de grandes reproductions grandeur nature, tel le Viper de Galactica version 2009), affiches originales, extraits vidéo, carnets de croquis et manuscrits originaux d'auteurs de SF (quelle émotion devant le manuscrit de Pierre Boulle témoignant de la naissance de l'idée au centre de la Planète des Singes !), et décors futuristes nous plongeant dans un univers irréel et fantasmé.



Le spectateur se retrouve plongé dans un climat absolument fabuleux, pour tous les amateurs de science-fiction, petits et grands. Les plus "anciens" redécouvriront avec plaisir les couvertures des pulps des années 60, les vieilles affiches les costumes de la série initiale de Star Trek (années 1960) ou de ses films et séries dérivées plus récentes (The Next Generation, Voyager, Deep Space Nine), les maquettes de Cosmos 1999, des extraits du storyboard de Star Wars episode IV, les costumes du Dune de David Lynch ; alors que l'amateur plus jeune admirera les robots de I, Robot, Terminator, Robocop, les costumes des chroniques de Riddick, de Matrix, ou encore des Starship Troopers, les combinaisons spatiales de Event Horizon, d'Armageddon... Le tout est intelligemment mêlé à des objets de la vie réelle, un robot inspiré de R2D2, un robot actuellement produit au Japon, une combinaison spatiale de la NASA...




Le discours est clair et bien argumenté, sans nous faire sombrer sous une masse d'informations inutiles : il va droit au but, aussi accessible aux plus jeunes, grâce à un parcours pour les enfants à partir de 7-8 ans, balisé à l'aide de petits dessins noirs sur fond orange, et accessible aux étrangers avec la distribution à l'entrée de petits fascicules reprenant tous la traduction de tous les textes de l'exposition en anglais ou en espagnol.
Une exposition... incontournable !


Science (et) Fiction, aventures croisées - Du 21 octobre 2010 au 3 juillet 2011
Cité des Sciences et de l'Industrie 30, avenue Corentin-Cariou - 75019 Paris
M° Porte de la Villette (ligne 7)
Du mardi au samedi de 10h à 18h et le dimanche de 10h à 19h (fermeture le lundi)

Tarifs :

Science (et) fiction + expositions d'Explora : plein 11€ / réduit* 9€ / gratuit - de 6 ans
Science (et) fiction + expositions d'Explora + Hubble (Géode) : plein 20,5€ / réduit* 16€ / - de 6 ans 9€

*moins de 25 ans et étudiants, 60 ans et plus, titulaires de la carte famille nombreuse et personnels de l'éducation nationale

16/03/2010

Un bal de crânes au Musée Maillol ; Vanités, C'est la vie !


Ôde à la vie ou clin d'oeil à la mort, le crâne humain et autres représentations squelettiques sont une inépuisable source d'inspiration pour les artistes de tous temps. Jusqu'au 28 juin 2010, le musée Maillol réunit une magnifique collection d'œuvres retraçant l'histoire d'une catégorie de nature morte qui rencontre un grand succès au XVIIe siècle : les vanités. Histoire de faire passer le message que tout ce qui fait partie de notre vie est bien futile : la beauté, le savoir, la nourriture... Tout cela finit par disparaître, seule la mort ayant le dernier mot.

Cette exposition est très intéressante, à la fois d'un point de vue historique, que d'un point de vue artistique.
L'ensemble est bien conçu, les textes assez rares, mais les œuvres parlent d'elles-mêmes. Le parcours est conçu tel que le visiteur remonte le temps : les œuvres contemporaines sont d'abord présentées au rez-de-chaussée, dans des salles spacieuses et lumineuses pour la peinture et la sculpture, avec une mention spéciale pour la tentative de présenter un cabinet de curiosité actuel dont le thème serait les vanités, mêlant toutes sortes d'objets à la fois modernes et anciens (de magnifiques cannes sculptées des 19 et 20e siècles, des crânes académiques inscrits ou incrustés d'une horloge...), puis au deuxième étage dans des salles plus closes, avec de beaux crânes en toutes matières (mouches, cendres...).
Au passage on peut jeter un œil aux sculptures et peintures d'Aristide Maillol (dont la plupart des œuvres sont dissimulées sous d'épais rideaux à l'occasion de l'exposition...).
Enfin au premier étage le parcours évoque les antécédents de cette vague moderne de regain d'intérêt pour les vanités : la source d'origine au Moyen Âge avec les danses macabres, puis leur grande popularité dans les toiles du XVIIe et du XVIIIe siècles, avec de grands maîtres tels que Le Caravage, Georges de la Tour ou Théodore Géricault, et puis le thème repris par les "modernes" tels que Buffet, Picasso ou encore Cézanne...

Une exposition bien vivante sur un thème qui nous ramène à toutes nos craintes liées à la mort et à la grande absurdité de nos vies.

07/03/2010

"Turner et ses peintres" au Grand Palais


Une exposition à ne surtout pas manquer à Paris en ce moment est celle qui se tient au Grand Palais jusqu'au 24 mai prochain : Turner et ses peintres.

Connu essentiellement pour les toiles de la fin de sa vie (notamment certaines qui sont en réalité inachevées et qui ont pourtant fait sa renommée), caractérisées par un paysage imprécis, et un halo lumineux dans les tons jaunes, taxé de précurseur par les impressionnistes, son art s'avère bien plus complexe que ce que l'on en connaît généralement. Erreur vite réparée par cette exposition rassemblant une centaine d'œuvres, toiles et gravures, de Turner et de ses prédécesseurs et contemporains.

Car le grand Turner s'est énormément inspiré des autres artistes pour construire peu à peu son art. Il passait des heures à étudier les toiles exposées au Louvre, à la Tate Britain, et réalisait des petits carnets de croquis avec une description précise (quelle émotion de voir un de ses carnets exposé !). On peut dire qu'il s'est intéressé à tous les sujets : paysages, portraits, marines, scènes mythologiques, scènes de genre... Et même s'il avait tendance parfois à imiter les uns ou les autres (il était connu pour cela, et notamment pour ses modifications de dernière minute lors des vernissages, en fonction des œuvres concurrentes présentées à proximité), les toiles de Turner portent en elles un éclat particulier, que l'on aime ou pas, mais qui est indéniable...


Si donc l'on veut découvrir son art de façon plus complète (et pas seulement les toiles de la fin de sa carrière, les seules que l'on trouve par exemple si l'on tape "William Turner" sur Google), tout en admirant des œuvres de Rembrandt, Claude le Lorrain, Watteau, Poussin, du Titien, de John Constable, et cie, vous savez où vous rendre et où passer deux à trois bonnes heures de visite pour 11€.
Et si vous la ratez, vous n'aurez plus qu'à vous rendre au Prado de Madrid entre le 22 juin et 19 septembre prochains.

"The Real Van Gogh" à la Royal Academy of Arts


Jusqu'au 18 avril se tient une impressionnante exposition sur Van Gogh à la Royal Academy of Arts, Londres.
Autour de la correspondance de l'artiste, destinée notamment à son frère Théo, mais également à Gauguin, Anton Van Rappard, et quelques autres, l'exposition présente une trentaine de lettres, mises en parallèles avec plus de 65 toiles et 30 dessins, qu'il y évoque, avec descriptions détaillées et petits croquis à l'appui. Il avait en effet pour habitude de décrire ses dernières réalisations dans sa correspondance, et d'illustrer son propos de manière assez précise. Il est très émouvant de voir ainsi les lettres de la main même de l'artiste ainsi présentées en vis-à-vis avec les toiles ou dessins qu'elles évoquent ! Et de connaître les circonstances de réalisation de ses œuvres ainsi que ses sources d'inspiration.

La plupart des oeuvres proviennent d'Amsterdam, d'Otterlo, de New York, de Boston, de Los Angeles et de collections particulières, donc une collection dispersée et difficile à rassembler, d'où un intérêt encore accru pour cette exposition.
Des œuvres extrêmement connues sont ainsi présentées, d'autres méconnues, mais toutes valent la peine d'être mises en valeur dans cette exposition très bien construite.
Le discours est clair, la muséographie parfaite.
Et heureusement, car le prix de l'exposition est élevé (£12 en tarif plein, soit un peu moins de 15€) et qu'il faut prendre son mal en patience car elle attire énormément de monde, les réservations sont prises d'assaut, on y entre au compte-goutte et on piétine longtemps devant les œuvres pour pouvoir s'en approcher.